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mardi 31 mars 2026

Affaire des allocataires du RSA contre le Conseil départemental du Finistère : audience de consignation

Etant donnée la multitude des situations de harcèlement moral institutionnel dont sont victimes allocataires du RSA et autres chômeurs, précaires et exclus, et ce depuis des décennies, on reste quand même très surpris de voir tout à coup la CGT se saisir de celle-ci, qui peut être tout à fait réelle - je n'en sais rien.

Je ne vais pas m'étendre sur les victimes de harcèlement moral dans le travail qui de manière habituelle se retrouvent assez rapidement avec quantité d'autres acteurs harceleurs sur le dos que leur employeur harceleur... Dans tous les cas où l'employeur cherche de la sorte à les conduire au suicide pour s'en débarrasser de manière définitive, il continue quand elles ont quitté l'entreprise et personne ne répond jamais favorablement à leurs demandes d'aide. J'ai ainsi le souvenir de dialogues de sourds même avec des agents de l'ANPE qui n'avaient pas été contactés par mes anciens employeurs mafieux soucieux de me calomnier auprès d'eux et de provoquer chez eux des actions ou réactions extrêmement agressives et nocives à mon égard : l'agente de l'ANPE que j'ai en face de moi, pour une fois tout à fait cordiale, me propose gentiment un genre de stage dont le but est de m'apprendre à mettre en oeuvre tout ce qu'il faut pour retrouver du travail au plus vite, puisque je n'en ai toujours pas et ne dois donc pas savoir chercher du travail... c'est un peu du coaching pour les nuls en recherche d'emploi; je lui explique que je suis harcelée, comment ça se passe et quels sont tous les effets du harcèlement, notamment l'absence de retour à l'emploi, puisque mes anciens employeurs mafieux y font barrage absolument partout et vont même jusqu'à me faire voler par le facteur qui ouvre tous mes courriers sur leurs ordres tous ceux qui ont trait à mes recherches d'emploi; je n'ai pas spécialement besoin d'un stage destiné à m'aider dans mes recherches d'emploi; par contre, j'ai bien besoin d'aide pour faire cesser tous les harcèlements dont je suis victime. Réponse de l'agente : pas un mot sur tout ce que je lui ai exposé, elle a un stage à vendre, elle recommence à m'en vanter tous les mérites. Je recommence : je suis harcelée, je ne pourrai même pas me rendre à votre stage, mes anciens employeurs mafieux qui me font constamment harceler dans la rue par leurs hommes de main vont encore organiser des agressions physiques pour m'empêcher de m'y rendre; ils l'ont déjà fait plein de fois, ils vont recommencer, c'est certain. Réponse de l'agente de l'ANPE, toujours avenante : elle recommence à me dérouler son argumentaire de vente de stage... Il n'y a rien à faire...

Prenons encore l'exemple des arrêts de travail pour maladie, très fréquents en cas de harcèlement moral dans le travail : les victimes sont accusées de creuser le trou de la Sécu avec leurs arrêts de travail... Accusation constamment proférée par l'extrême-gauche de Josette Brenterch, Arnaud Hell, Christophe Osswald & Co, dès 2004 quand je commence à mettre le sujet du harcèlement moral en entreprise sur la table de travail de l'association AC ! Brest de lutte contre le chômage, le précarité et les exclusions, et à nouveau sur le site Rue89 et simultanément sur le blog du malade mental Pascal Edouard Cyprien Luraghi à compter de septembre 2008... Aucun de ces grands politiciens de gôche n'a jamais envisagé que la Sécu puisse se retourner contre les harceleurs pour en obtenir des remboursements, c'est une solution qu'ils refusent tous, et les médecins de la Sécu les premiers, d'ailleurs : en 2005, en compagnie d'autres membres de l'association AC ! Brest, j'avais interviewé un médecin de la Sécu à ce sujet; il nous avait bien expliqué que c'est le médecin de la Sécu qui déclenche les licenciements en décidant de mettre fin aux arrêts de travail pour maladie dans les cas de harcèlement moral dans le travail; les autres ne font que suivre, médecin du travail en tête.

Mais même sans cet aspect extrêmement préjudiciable pour les salariés qui en sont victimes, il suffit très souvent d'être allé aux prud'hommes contre son ancien employeur pour ne plus retrouver aucun emploi nulle part, aucun autre ne souhaitant s'exposer à d'éventuelles poursuites prud'homales. A partir de la rentrée de 2004, Josette Brenterch ne s'occupant plus du tout de l'association AC ! Brest, j'y étais devenue moteur et contrairement à elle recherchais les entretiens avec tous les professionnels auxquels se confrontent régulièrement les chômeurs, précaires et exclus sans réussir à se faire comprendre ni comprendre les points de vue des institutionnels. Ainsi, au mois d'octobre 2004, avions-nous accepté l'invitation de l'ANPE à une réunion d'information que nous avions mise à profit pour discuter de divers problèmes. Or, la responsable qui nous avait reçue savait pertinemment qu'il n'est plus question de chercher du travail après être allé aux prud'hommes contre son ancien employeur, c'est peine perdue. La question n'est pas celle d'un procès juste ou injuste ou abusif, vous pouvez avoir entièrement raison et gagner haut la main, le résultat est toujours le même : plus aucun emploi par la suite. A la question des réponses qu'elle pouvait apporter aux difficultés particulières de ces salariés qui ont dû aller aux prud'hommes pour réclamer le salaire de leur peine et l'obtenir enfin, elle s'était contentée de nous dire en en rigolant qu'il ne faut pas aller aux prud'hommes, et c'est tout. Je faisais des comptes rendus de tous ces entretiens et me faisais systématiquement allumer par Josette Brenterch qui avait déjà décidé de me faire exclure de l'association à cause de la question du harcèlement moral en entreprise et, notamment, m'accusait mensongèrement de "pipoter" tous ces comptes rendus qui pourtant étaient bien toujours approuvés par les autres participants aux réunions, dont elle-même ne faisait jamais partie. Pour celui-ci aussi, naturellement, et particulièrement sur ces propos de la responsable de l'ANPE : elle n'aurait jamais dit des choses pareilles, ce n'était pas possible... Eh bien si... La CGT aussi y avait réagi, mais différemment : alors, oui, eux aussi étaient bien au courant du problème, comme la responsable de l'ANPE, et ne le niaient absolument pas, en revanche, ils ne voulaient pas que cela s'ébruite pour éviter que les salariés n'en soient dissuadés d'aller aux prud'hommes. Mon point de vue était évidemment tout autre : j'aurais préféré que nous le dénoncions haut et fort, ce qui est le préalable à toute recherche ou proposition de solution sérieuse (bien sûr, j'en avais déjà...).

Il existe ainsi depuis des décennies une multitude de problèmes que connaissent à peu près tous les institutionnels et les syndicats, sans que personne n'ait jamais voulu faire le nécessaire pour y remédier.

 


https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/polemique-rsa-en-finistere-manifestation-a-brest-avant-le-jugement-le-15-juin-e8d65020-2c38-11f1-a0a4-5254d693e09d

Polémique RSA en Finistère : manifestation à Brest avant le jugement, le 15 juin

Lundi 30 mars 2026, le président du Département du Finistère, Maël de Calan, était cité à comparaître dans le cadre d’une audience de consignations devant le tribunal de Brest. Un premier passage devant la justice pour cette affaire qui l’oppose à six allocataires du RSA, soutenus par la CGT, qui dénoncent des « contrôles excessifs et abusifs ». Si l’élu était absent, plus de 150 manifestants étaient rassemblés à Brest (Finistère) en soutien aux plaignants.

 

Erwan Loaec et Fabienne Bodin, du syndicat CGT qui a appelé à manifester devant le tribunal de Brest (Finistère).
Erwan Loaec et Fabienne Bodin, du syndicat CGT qui a appelé à manifester devant le tribunal de Brest (Finistère). | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE
 

Les bancs du tribunal correctionnel de Brest (Finistère) étaient plus fournis qu’à l’accoutumée, ce lundi 30 mars 2026 après-midi. En cause, la très attendue audience de consignation dans le cadre de l’affaire opposant la CGT à Maël de Calan. Le président du conseil départemental du Finistère et Romain Chantelot, directeur emploi, insertion et logement du département, sont accusés par le syndicat et six allocataires du RSA (revenu de solidarité active) d’ harcèlement moral institutionnel dans le cadre de contrôles qu’ils ont subis.

Un « procès politique » ?

Si l’audience visait à étudier la recevabilité de la plainte, et établir les montants des consignations des parties civiles, elle était aussi symbolique, la défense accusant les parties civiles d’ instrumentaliser la justice et dénonçant une procédure abusive.

Autre enjeu : connaître la date de l’audience, annoncée par le président du tribunal, au 15 juin 2026. On est content que la procédure suive son cours et d’avoir un procès à bref délai, réagit Me Carpentier, avocat des parties civiles, qui rejette les accusations de procès politique.

Devant le palais de justice, 150 à 200 personnes ont manifesté à l’appel de la CGT, de 13 h à 16 h, pour exprimer leur solidarité à l’égard des allocataires du RSA. Parmi eux, des élus de la gauche unie à Brest. Près de 1 200 des bénéficiaires du RSA ont été radiés en 2024, ajoute Fabienne Bodin, de l’union locale. Quand on compare ces chiffres à d’autres départements, le Finistère se distingue. Cela pose question. Ces personnes, qui touchent 600 € par mois environ, ne sont pas tous des fraudeurs.


 Entre 150 et 200 personnes, dont des élus de la gauche unie pour Brest, ont manifesté pour défendre les droits des bénéficiaires du RSA en Finistère. | GUILLAUME SALIGOT / OUEST-FRANCE 

 

 

Des contrôles « encadrés par la loi »

 

Selon le syndicat, de multiples pressions sont exercées sur les personnes précaires avec un seul but : réaliser des économies. Lorsqu’on est radié et qu’on touche à nouveau une aide, ce n’est pas rétroactif. Dans certaines situations, c’est très compliqué de s’en sortir. Certaines vies sont brisées. Depuis que l’affaire a été rendue publique, on a recueilli plus de 60 témoignages évoquant du harcèlement. Notre rôle est de défendre ces personnes précaires.

Contacté, Maël de Calan s’est dit satisfait de l’audience du jour :  Nous avions demandé une audience rapide pour démonter cette machination politique de la CGT. Il réfute les arguments avancés par le syndicat au sujet des radiations. On est radiés du RSA quand on retrouve un emploi, indique le président du Département, qui assure que le plan mené par la collectivité a permis de ramener des milliers d’allocataires au travail. Concernant les contrôles, ils sont  strictement encadrés par la loi et correspondent à ce qui se fait dans des dizaines de département », ajoute-t-il, confiant quant à l’issue de l’audience du 15 juin.


 

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